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Séminaire du CIRED : Hélène Guillemot (CNRS, Centre A. Koyré)

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

Entre exigence diplomatique et défi scientifique : le nécessaire et inaccessible objectif de température moyenne à long terme de 1.5°C, un infléchissement dans les relations entre science et politique du climat ?


L’un des résultats les plus remarqués de l’accord de Paris sur le climat adopté en décembre 2015 est la mention d’un objectif très ambitieux, la hausse de la température moyenne globale de 1’5°. Si la plupart des Etats et des représentants de la société civile se sont félicités de cette mention, la première réaction des scientifiques du climat a été la surprise. Selon les scénarios des modèles intégrés du climat, respecter la limite de réchauffement de 2°C impliquerait déjà non seulement une réduction drastique et immédiate des émissions de CO2, mais supposerait aussi, dans la seconde moitié du XXIème siècle, de recourir massivement aux technologies "d’émissions négatives", c’est-à-dire, d’extraction du CO2 de l’atmosphère - technologies qui n’existent pas aujourd’hui à grande échelle, et pourraient engendrer des effets négatifs. Comment expliquer que la conférence de Paris ait mis en avant un objectif aussi problématique ? Alors que le GIEC doit présenter un "rapport spécial" en 2018 sur l’objectif de 1,5°, cette présentation tentera d’analyser les débats que provoque un objectif à long terme jugé nécessaire et pratiquement hors d’atteinte. On se demandera notamment si l’objectif de 1,5° reflète un changement dans les relations entre science et politique au seine du régime climatique.