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Séminaire des doctorants

publié le , mis à jour le


La première séance du séminaire des doctorants du CIRED aura lieu mardi 5 avril, de 10h30 à 12h45 dans l’amphithéâtre du 1er étage avec les présentations suivantes :

  • 10h30-11h15 : Quentin Perrier (Engie & CIRED), La transition énergétique est-elle favorable aux branches à fort contenu en emploi ? Une approche input-output pour la France — Discutant : Julien Lefèvre
  • 11h15-12h : Antoine Fontaine (UMR Pacte), Faire dialoguer géographie et droit pour repenser la nature de l’énergie solaire et sa mise en politique— Discutant : Antoine Missemer
  • 12h-12h45 : Edith Chezel (UMR Pacte), La fabrique collective des paysages de l’énergie : des pratiques éoliennes en Frise du Nord entre expérimentations et régulations — Discutant : Dominique Finon

Résumé des interventions


Quentin Perrier, Is energy transition beneficial to sectors with high employment content ? An input-output analysis for France


Employment has been a key issue of the public debate on energy transition in France. We develop an original methodology, based on input-output analysis, to compare the employment content of each economic sector to the national average, and break down the differences into five components : final consumption import rates, intermediate consumption import rates, taxes and subsidies, salary levels and labor share in value added. We then estimate the employment content and the greenhouse gas (GHG) content of all French economic sectors in 2010, in order to study intersectoral substitutions stemming from an energy transition. Our results show that employment content variations are explained, in order, by salary levels, final goods import rates, labor share in value added, intermediate consumption import rates, and finally taxes and subsidies. In addition, we find that sectors with high GHG content and low employment content (power production, heavy industries) are covered by the EU ETS, while those with both high employment and GHG content (agriculture, food processing and transport) are not. Concerns about employment impacts might be part of the explanation. Finally, we identify substitutions that would stimulate economic activity in sectors with lower GHG and higher employment contents - and not only because of lower salaries.


Antoine Fontaine, Faire dialoguer géographie et droit pour repenser la nature de l’énergie solaire et sa mise en politique


La transition énergétique est généralement présentée comme le passage des énergies de stock vers les énergies de flux et l’ensemble des recompositions sociétales et spatiales entraînées par ce passage. Ce papier propose un abord d’étude de ces recompositions à partir d’une analyse du développement de projets d’exploitation de l’énergie solaire. En comparant différents types de portages de projets solaires photovoltaïques, nous émettons l’hypothèse que le rayonnement solaire ne serait pas constitué en ressource de la même façon. Dans cette perspective, le papier s’attache à comparer comment la nature de la ressource solaire et son statut seraient explorés et définis d’un côté dans le cadre d’un projet solaire participatif, et de l’autre de manière théorique par les juristes. En mettant en avant deux formes de discours sur la nature de la ressource solaire, nous soulignons que ces discours sous-tendent des logiques différentes de mise en politique de l’énergie solaire. La discussion revient sur les politiques publiques françaises de l’énergie solaire et sur les enjeux d’études des recompositions spatiales en lien avec le développement de l’exploitation de l’énergie solaire.


Edith Chezel, La fabrique collective des paysages_une ethnographie des parcs éoliens citoyens en Frise du Nord.


Souvent étudiés dans leurs aspects économiques ou techniques, voire désignés comme « modèle coopératif allemand », les parcs éoliens citoyens de Frise du Nord restent à caractériser dans leurs dimensions sociales et spatiales, en posant la question des terres, des paysages et des manières de les habiter. La question des paysages de l’énergie fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches en sciences sociales qui peinent encore à dépasser l’impact de la production d’énergie renouvelable sur le paysage, qui serait à protéger. Nous faisons l’hypothèse que le paysage, envisagé comme une expérience d’habiter, permettrait de discuter à la fois des pratiques à l’œuvre dans la transition énergétique, comme un taskscape (Ingold 1993), et à la fois des modes d’organisations collectives autour de ces pratiques (K. Olwig 2002). L’institutionnalisation de ces pratiques et leur rayonnement dans d’autres lieux ou sphères permet d’envisager la construction du paysage et des projets d’énergie comme entités collectives et partagées (Nadaï et al. 2013). Cette phase d’institutionnalisation, si elle constitue un ‘repère d’expériences qui fait tenir ensemble une communauté politique’ (Beger, Cefaï, et Gayet-Viaud 2011, p17), peut faire du paysage une politeia, ou une entité politique reconnue par d’autres au sens de landscape as a polity (K. R. Olwig 2013).