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Résumé du Résumé pour Décideurs du 4ème Rapport du Groupe de Travail III du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC)

publié le , mis à jour le

Le résumé pour décideurs du 4ème rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat a été publié le 4 Mai 2007. Ses principales conclusions sont les suivantes :

1- Réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière à stabiliser leur concentrations dans l’atmosphère peut se faire en utilisant les technologies existantes. Le problème actuel est plus d’inciter les producteurs et consommateurs à utiliser les technologies disponibles que de développer de nouvelles technologies.

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2 - Réduire les émissions de manière à stabiliser les concentrations a un coût économique, mais ne mènerait pas à une crise économique. La perte de croissance économique mondiale à l’horizon 2030 est estimée entre 0,01% et 0,1% par an pour une stabilisation autour de 550ppm, et resterait inférieure à 0,12% pour une stabilisation autour de 450 ppm.

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3- Le coût des réductions d’émissions dépend de la vitesse à laquelle on réduit les émissions. Pour un objectif donné, l’action précoce est moins coûteuse qu’une action repoussée dans le temps.

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4- Le niveau de stabilisation des concentrations que l’on pourra atteindre à un coût raisonnable dépend des actions qui seront prises dans les deux ou trois prochaines décennies. En particulier, limiter la hausse de température à 2°C implique un pic des émissions avant 2020. Ceci vient de l’inertie du système climatique, car une tonne de gaz à effet de serre émise reste dans l’atmosphère pour plusieurs décennies, et de l’inertie des systèmes énergétiques et économiques, car les infrastructures actuellement en construction (en particulier dans les pays en développement) vont contraindre les émissions pour plusieurs dizaines d’années.

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5- Il existe des potentiels de réductions d’émissions dans tous les secteurs. Ces potentiels sont particulièrement importants dans l’habitat et l’agriculture, mais tous les potentiels dans l’industrie n’ont pas été utilisés. Il existe des solutions dans le secteur des transports, mais les obstacles y sont particulièrement importants. Les solutions de « géo-ingénierie » sont spéculatives et créent des risques importants d’effets secondaires aujourd’hui inconnus ; leur coût n’a pas été estimé.

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6- Les politiques qui créent un « prix du carbone » (taxe, permis d’émissions) représentent une incitation efficace pour les producteurs et les consommateurs à réduire leurs émissions et à investir dans des technologies à faibles émissions. Pour stabiliser les concentrations autour de 550ppm, le prix du carbone devrait être entre 20 et 80 US$ par tonne de CO2 en 2030 et entre 30 et 155 US$ en 2050.

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7- Les réglementations, la création de standards et l’aide publique (aux investissements dans la recherche et développement ou aux transferts de technologie vers les pays en développement) ont également un rôle important à jouer.

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8- La réduction des émissions a souvent d’importants bénéfices collatéraux tels que l’amélioration de la qualité de l’air, l’amélioration des balances commerciales, l’aide au développement et des créations d’emplois. Par ailleurs, le coût des réductions d’émissions peut être réduit de manière importante si le produit d’une taxe carbone ou de la vente de permis d’émissions est utilisé pour réduire d’autres taxes.

- Voi aussi le résumé pour décideurs en anglais