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Accueil > Rubrique de services > Projet site web - Sun Wu Kong > Documentation

Opportunité

publié le , mis à jour le

1. Intérêt pour le CNRS et le département SHS d’un gestionnaire de contenu adaptée à un site web de laboratoire et à la publication scientifique directe.

Le panorama des sites web de laboratoires réalisé (voir le cahier des charges) montre que les besoins sont très proches d’un centre à l’autre : présentation des thèmes de recherche, des séminaires, des chercheurs et des publications dans une interface graphique et de navigation fiable et bien maîtrisée. Le produit réalisé permettra la satisfaction de ces besoins à un niveau de qualité professionnel pour un investissement minimal de la part des laboratoires.

La publication scientifique directe peut se concevoir sur un mode centralisé, comme les physiciens l’ont réalisé avec ArXiv. Toutefois en SHS et en particulier en économie, c’est le mode décentralisé qui est utilisé : le contenu disciplinaire est accédé à travers des aggrégateurs qui recueillent les documents de travail sur les serveurs des laboratoires. Cela n’est efficace que si ces serveurs publient les sommaires et les méta-données des articles, comme nous proposons de le réaliser. Notre projet est donc complémentaire du CCSD qui se préoccupe surtout de gestion centralisée.

Le projet répond directement à la mission du CNRS de favoriser et d’améliorer la communication des résultats de la recherche. Comme il l’a rappelé en signant la Déclaration de Berlin sur l’accès ouvert dans les sciences et humanités, le CNRS s’est engagé à "défendre le mérite intrinsèque des contributions à une infrastructure d’accès ouvert par le développement de logiciels, la fourniture du contenu, la création de métadonnées ou la publication d’articles individuels".

Il facilitera le travail de soutien aux laboratoires effectué par le siège, dans la mesure où une communauté existe déjà autour de l’outil proposé.

Le projet facilitera l’harmonisation visuelle des sites CNRS actuellement désirée pour renforcer l’image de l’établissement.

2. Opportunité du mode de développement proposé.

Dans le domaine des serveurs web de cette taille, la solution Linux, Apache, mySQL, PHP offre des avantages techniques et économiques tels qu’elle domine largement les alternatives commerciales sans qu’il soit besoin d’épiloguer davantage.

L’architecture en logiciel libre facilitera au maximum la diffusion du produit auprès de tous les laboratoires de recherche francophone.

La pertinence du résultat par rapport aux besoins des utilisateurs finaux est garantie par ce que le développement se fait dans, par et pour un laboratoire.

3. Avantages du choix technique de SPIP.

Les qualités intrinsèques de SPIP sont largement reconnues. C’est un logiciel francophone bien documenté, remarquable en particulier par sa facilité de prise en main et d’utilisation. C’est un projet stabilisé (la version actuelle est 1.7). La communauté des utilisateurs et des développeurs est active (journée SPIP au FSE, par exemple).

Les sites du Monde Diplomatique, comme celui de l’Agence pour le Développement de l’Administration Electronique sont faits avec SPIP.

Notre projet s’inspire fortement de la réussite d’EVA, un modèle de site sous SPIP créé principalement pour les établissements scolaires, soit pour leur site web public, soit pour leur intranet.

SPIP est bien adapté à ces besoins car il a été conçu pour la publication d’articles en ligne, et c’est initialement le moteur d’un webzine. Comparé aux autres progiciels de gestion de contenu disponibles (de phpNuke aux systèmes J2EE), c’est celui qui nécessitera le moins de développement pour répondre aux besoins spécifiques du métier de la recherche.

4. Comparaison du coût et des bénéfices

Les bénéfices du projet en terme d’amélioration de l’image des laboratoires et du CNRS sont difficiles à quantifier. Nous nous bornerons seulement à évaluer le temps économisé par les labos pour assurer une présence internet.

L’objectif du projet est d’être utilisé pour mettre à jour une proportion significative des sites de laboratoire qui devront être réécrits durant les trois prochaines années. Sur la base de 400 sites en France (le potentiel francophone est supérieur, et le produit est internationalisé), dont la moitié seront réécrits (même si ils devraient tous l’être), nous visons au moins 25% d’adoption soit 50 sites.

Pour chaque site, partir du squelette SPIP de laboratoire proposé par notre projet fera vraisemblablement économiser deux semaines par rapport à la situation où il faudrait repartir des squelettes standard.

Le projet fera donc gagner au moins 100 semaines-chercheurs au CNRS. Ce chiffre est à mettre en regard du coût du projet qui correspond à une année de chercheur débutant.

Au delà de ces estimations, le gain direct du projet sera l’augmentation de productivité et d’impact de la recherche découlant de la publication scientifique directe. Rappelons seulement qu’un article disponible en ligne est en moyenne 2.6 fois plus cité qu’un texte qui ne l’est pas (Lawrence, 2001, Nature 411).