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Accueil > Expertise > Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec)

GIEC à suivre : le 4ème RAPPORT d’EVALUATION DU GIEC et la PREPARATION DU 5ème RAPPORT, prévu pour 2014

(mise à jour du 2 avril 2010)

publié le


Présentation du GIEC (Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) sur le site de l’INSU : conférence de presse CNRS, CEA, Météo-France.


L’année 2007, année charnière


Réchauffement climatique : les nouveaux résultats des modèles francais, sur le site de l’Institut National des Sciences de l’Univers (voir plus loin)

- Dans le cadre de la préparation du prochain rapport du Groupe intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) à paraître en 2007, et à la demande de la Mission Interministérielle sur l’Effet de Serre avec le soutien des organismes de recherche (CNRS, CEA, Météo-France), la communauté climatique francaise vient de réaliser un exercice de simulation du climat sans précédent. (...) Cet exercice de simulation du climat est aussi sans précédent au niveau international. Les simulations recommandées par le GIEC s’appuient sur des scénarios d’émission des gaz à effet de serre et de particules (aérosols) liés aux activités humaines qui couvrent l’ensemble des 20ème et 21ème siècles. Pour l’élaboration du précédent rapport (2001), seuls 8 groupes de modélisation avaient pu réaliser les simulations de scénarios de changement climatique recommandés et seulement 2 scénarios d’émissions pour le futur avaient été analysés à partir de l’ensemble des modèles (scénarios A2 et B2). L’exercice actuel rassemble les résultats de 14 groupes de modélisation, dont l’Institut Pierre Simon Laplace (1) (IPSL) et le Centre National de Recherche Météorologique(2) (CNRM), et l’ensemble des simulations de scénarios climatiques à réaliser a été largement étendu. Ceci va permettre d’étudier de facon plus approfondie les impacts régionaux du changement climatique. (...) Pour analyser ces simulations, les chercheurs se sont ralliés sous la bannière du projet ESCRIME (Etude des scénarios climatiques réalisés par l’IPSL et le CNRM).

1. L’Institut Pierre-Simon Laplace, fédération de recherches du CNRS comprenant cinq laboratoires, est placé sous la tutelle du CEA, CNES, CNRS, ENS, Ecole Polytechnique, IRD, UPMC, UVSQ.

2. Les travaux de modélisation sont réalisés par le GAME (Groupe d’étude de l’Atmosphère MEtéorologique), unité de recherche associée au CNRS au sein du Centre National de Recherches Météorologiques de Météo-France.


LE PROJET ESCRIME, Synthèse du Livre Blanc du GIEC.


Pour mieux comprendre le processus d’élaboration du 4ème rapport du GIEC et la contribution majeure de la communauté scientifique française dans l’effort de d’analyse et de synthèse des travaux du Premier Groupe de Travail du GIEC. Aperçu introductif :

- Ce processus concerne les documents préparés par le groupe scientifique qui ont été entérinés au cours d’une réunion du GIEC tenue à Paris en janvier 2007. Evènement majeur pour la communauté internationale impliquée, car cette approbation marque l’aboutissement d’une mobilisation de trois ans, c’est aussi un " rendez-vous un peu exceptionnel pour tous les scientifiques français actifs dans ce domaine" ... Ce 4ème rapport en apporte le témoignage : 14 scientifiques français, près de 10% du total, en sont auteurs principaux et de nombreux travaux d’équipes françaises sont cités.

Ce rapport du GIEC est résolument tourné vers le futur de notre climat et les projections réalisées par les équipes françaises sont partie intégrante du 4ème rapport y compris sur le couplage entre climat et cycle du carbone dont l’influence est prise en compte dans les fourchettes de réchauffement qui y sont citées.

Autour des scénarios climatiques, ESCRIME a réussi à fédérer une communauté qui s’est naturellement fixé comme objectif d’être présente dans le 5ème rapport du GIEC, et une large ouverture vers l’extérieur de façon à irriguer d’autres communautés, celles intéressées par les impacts des changements climatiques ou par les aspects socio-économiques, et à être en mesure de répondre aux utilisateurs de plus en plus nombreux de ces projections.

-  « La prise de conscience de la société est une étape indispensable et préalable aux décisions politiques pour la réduction des émissions. Elle a considérablement évolué ces dernières années et les travaux et synthèses présentés dans ce livre blanc y ont très largement contribué. »

Eric Brun, Directeur du Centre National de Recherche Météorologiques

Jean Jouzel, Directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace

- Le Livre blanc du GIEC est téléchargeable sur le site d’ESCRIME.


Le GIEC en 2010 :


- Le portail du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ou le site officiel de l’IPCC, pour "Intergovernmental Panel on Climate Change" (en anglais).

- Le GIEC se compose de trois groupes de travail et d’une équipe spéciale :

Le Groupe de travail I évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat. Les travaux du Groupe de travail 1 pour le 4ème rapport d’évaluation sont clos, tandis que la préparation du cinquième rapport (AR5, IPCC Fifth Assessment Report ) est en cours : à suivre sur le site spécial du GIEC.

Le Groupe de travail II s’occupe des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s’y adapter : à suivre sur le site spécial du GIEC.

Le Groupe de travail III évalue les différentes options pour prévenir ou limiter les émissions de gaz à effet de serre, et renforver les activités visant à en retirer de l’atmosphère pour atténuer de toute manière envisageable les changements climatiques. L’analyse de leurs coûts et de leurs bénéfices à court et à long terme dans les principaux secteurs de l’économie est toujours plus tendue vers la recherche de solutions : à suivre sur le site spécial du GIEC.

L’équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, à l’origine chargée de superviser les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, développe et affine un consensus méthodologique international et un logiciel pour le calcul et la prise en compte des émissions et des éliminations nationales de gaz à effet de serre, de façon à encourager son emploi par toutes les parties concernées : à suivre sur le site spécial du GIEC.

- A consulter ou télécharger :

Les contributions précédentes des différents Groupes de travail aux rapports d’évaluation du GIEC ainsi que les rapports spéciaux, sont largement accessibles en langue française, et notamment :


Pour le 4ème rapport d’évaluation du GIEC :
Groupe de travail I : Summary for Policymakers,
Résumé à l’intention des décideurs
Groupe de travail II : Summary for Policymakers,
Résumé à l’intention des décideurs
Groupe de travail III : Summary for Policymakers,
Résumé à l’intention des décideurs

- à suivre :

Le calendrier des événements à venir


Le Prix Nobel récompense le GIEC en 2007


- Geneva, 12 October 2007, IPCC expresses surprise and gratitude at announcement of Nobel Peace Prize :

« This is an honour that goes to all the scientists and authors who have contributed to the work of the IPCC, which alone has resulted in enormous prestige for this organization and the remarkable effectiveness of the message that it contains » - says Mr. Rajendra Pachauri, the Chairman of the IPCC.

Speech of the IPCC Chairman at the Award Ceremony (PDF)
Speech of the President of the Nobel Peace Prize Committee (PDF)

- La "Convention Climat" des Nations Unies :

UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change)

La page d’accueil de la version française : CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques)

12 October 2007, Bonn, UNFCCC Executive Secretary sees 2007 Nobel Peace Prize as sign of awareness for the need for political action on climate change :

« It is very encouraging that this year’s Nobel Peace Prize goes to the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and Albert Arnold (Al) Gore Jr. The IPCC has done very important work to analyse the science of climate change and to see how that can be translated into policy. Mr. Gore has dealt with the other side of the coin by popularising science. These two go hand in hand. Today’s announcement is a sign that there is growing awareness not only with regard to the science and impacts of climate change, but for the need for political action. What we need to do now is to get started on the negotiations of a post-2012 framework in Bali this year. We urgently need a new agreement or a set of agreements under the umbrella of the UN which can deliver the greenhouse gas emission reductions in line with what science is telling us is needed - 50% by 2050 - along with significant funding for adaptation. »

- L’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU/Univers, Terre, Environnement) a été créé en 1985 avec pour mission d’élaborer, de développer et de coordonner les recherches d’ampleur nationale et internationale en astronomie, en Sciences de la Terre, de l’océan et de l’espace qui sont menées au sein des établissements publics relevant de l’éducation nationale, et au sein du CNRS, plus particulièrement du département scientifique Mathématiques, Physique, Planète et Univers qui regroupe les disciplines correspondantes dont il renforce et prolonge l’action.
Depuis 2002 les recherches interdisciplinaires en environnement font également partie des domaines d’action de l’INSU en relation avec l’ensemble des départements du CNRS.

Le GIEC récompensé par les Nobels. Extrait :

« (...) De nombreuses personnalités françaises ont contribué aux derniers travaux du GIEC, mais avec eux c’est toute la communauté scientifique du climat qui est honorée. On s’interroge parfois dans les medias sur le sens de la recherche fondamentale. S’il est un cas où l’aboutissement pour la société de la recherche fondamentale peut être montré, c’est bien celui des recherches sur le climat.

La mobilisation des laboratoires, des chercheurs et des institutions, n’est pas récente. En France, dès les années 80, les scientifiques ont progressivement fait évoluer leurs méthodes et leurs outils d’analyse pour que les connaissances progressent. Il s’est d’abord agi de connaître et documenter en détail la variabilité naturelle du climat à partir des analyses paléoclimatologiques des glaces issues des carottages des calottes de l’Antarctique et du Groenland et des sédiments marins récoltés dans l’océan mondial. Travaux qui ont été marqués par la remise de la Médaille d’or du CNRS à Claude Lorius et Jean Jouzel.

Au début des années 80, modéliser le climat semblait une utopie. Il a fallu modéliser l’atmosphère globale et l’océan global. La question s’est ensuite posée de comprendre et de modéliser le couplage entre l’océan et l’atmosphère.

Une fois cette étape franchie, ce sont les glaces, la biosphère, le cycle du carbone et les aérosols qui ont été intégrés progressivement aux modèles climatiques. Travail de coopération nationale et internationale qui a abouti aux travaux et conclusions du Giec récompensés aujourd’hui. (...) »


VOIR AUSSI :

Parmi les recherches représentées dans cette plaquette éditée par l’INSU, des travaux relevant de l’analyse socio-économique des impacts du changement climatique et de diverses stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été développés afin d’éclairer les politiques publiques en matière de décision. Voir notamment le chapitre intitulé « RISQUES CLIMATIQUES ET POLITIQUES PUBLIQUES », pour un éclairage sur le tempo et les modalités de l’action, dans :
Les recherches francaises sur le changement climatique, 2007(PDF)