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Ville durable et territoires

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

Aménagement des écosystèmes urbains


L’augmentation continue des espaces urbanisés dans le monde pose d’importants défis en ce qui concerne le développement durable, notamment à cause de l’artificialisation des sols et des pertes d’habitat pour de nombreuses espèces.


Cependant, la manière dont les villes sont aménagées et se développent et les modes de vie des habitants jouent un rôle clef dans ces impacts, et des choix adéquats peuvent permettre de limiter ceux-ci. Un développement urbain prenant en compte les écosystèmes peut également avoir de nombreux co-bénéfices positifs, en termes de qualité de vie, en termes de création d’activités économiques, mais aussi en termes de résilience face aux impacts du changement climatique (inondations, canicules etc.).


Les recherches effectuées au CIRED sur ce thème visent à mieux comprendre ces enjeux et ces interactions, et, surtout, à contribuer à créer des solutions d’aménagement et d’organisation urbaines innovantes.


Chercheurs : Patrice Dumas, Philippe Quirion, Franck Lecocq, Harold Levrel et Vincent Viguié


Transports et mobilité


Au CIRED, plusieurs outils de modélisation intègrent le secteur des transports et ses émissions de gaz à effet de serre.


IMACLIM-R intègre le secteur des transports dans une approche globale. Dans le cadre du projet ADVANCE, la modélisation du déploiement et du cout des infrastructures de transport a permis d’améliorer la robustesse du modèle IMACLIM-R et ainsi de considérer différents scénarios de déploiement de ces infrastructures.


Au niveau local, le modèle NEDUM-2D intègre le secteur des transports pour expliquer la localisation des ménages dans une aire urbaine (modèle d’économie urbaine). Cette modélisation permet alors de tenir compte de l’importance des interactions entre la forme urbaine et les différents modes de transports déployés dans la lutte contre les émissions liées à ce secteur.


A l’interface de ces deux échelles spatiales, le modèle GEMSE (modèles d’économie et urbaine et de la nouvelle économie géographique) étudie les imbrications entre les dimensions globales et locales de l’activité économique, en tenant compte des transports, du logement et des mouvements des populations et des entreprises à l’intérieur des villes et entre elles. Les scénarios élaborés permettent alors d’observer les interactions entre les politiques locales et globales visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.


Chercheurs : Vincent Viguié, Amandine Toussaint, Eoin O’Broin

Doctorants :Audrey Berry, Laurent Faucheux et Manon Solignac.


Politiques de compensation et territoires


Dans le contexte du développement durable, la dynamique des territoires ne peut plus être jaugée à l’aune d’un critère unique tel que le PIB. Des finalités hétérogènes y sont à l’œuvre (économique, sociale, environnementale), dont l’intégration ne va pas de soi. Les politiques de compensation sont des moyens potentiels pour intégrer ces objectifs pluriels puisqu’elles visent à offrir un outil réglementaire permettant aux administrations de limiter les effets négatifs de certains projets et un outil incitatif visant à responsabiliser les acteurs privés sur les effets territoriaux élargis de leurs actions.


Ces actions/projets peuvent en effet affecter le capital naturel du territoire : la mise en œuvre de la séquence « ERC » vise à responsabiliser les développeurs quant aux effets de leur action sur différentes composantes de la biodiversité.


Elles peuvent aussi affecter le capital humain : la mise en œuvre d’une convention de revitalisation oblige un employeur à compenser les effets d’une décision de restructuration sur l’emploi local (au-delà des salariés qu’il licencie).


Le principe même de compensation est cependant controversé (marchandisation de la nature, « droit à détruire » du capital naturel et humain). On constate néanmoins une très grande diversité dans la façon dont il se concrétise, tant dans la réglementation administrative que dans sa mise en œuvre. Dans tous les cas, il donne lieu à des formes originales d’action collective et de coordination entre opérateurs privés, autorités publiques et cabinets d’expertise, que l’axe de recherche se propose d’analyser et de comparer.


Chercheurs : Harold Levrel, Gilles Crague