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Afrique et Moyen-Orient

publié le , mis à jour le

Afrique du Sud


Les travaux du CIRED sur l’Afrique du Sud s’articulent autour du concept de « croissance verte ». Au niveau national il s’agit d’étudier les conditions macro-économiques pour lesquelles le développement de l’économie sud-africaine sous contrainte climatique s’accompagnerait d’une résorption du chômage. Pour ce faire, un modèle de l’architecture IMACLIM a été développée pour l’Afrique du Sud. Le modèle, IMACLIM-SA, est un MCEG avec une comptabilité duale des flux d’énergie et économique. On analyse l’impact d’une taxe carbone et des différentes politiques de recyclage des revenues de la taxe. Une partie de l’étude est consacrée à l’analyse d’un investissement dans les capabilités des travailleurs. Aussi, on utilise des perspectives technologiques sur l’offre et la demande de l’énergie venant du modèle TIMES Afrique du Sud (SATIM) de l’Energy Research Centre de l’Université du Cap. IMACLIM-SA a été développé avec le support de l’Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre de leur programme de recherche sur la croissance verte.


Un second projet, mené à l’échelle locale en collaboration avec la Banque Mondiale, vise à appliquer le modèle NEDUM à la ville du Cap, de manière à analyser l’impact des politiques de transport actuellement en vigueur sur l’économie locale et le développement durable.


Chercheurs : Frédéric Ghersi, Jules Schers

Algérie et Tunisie


Algérie


Dans le cadre du programme Tassili de l’Egide sur le projet « Une analyse économique des stratégies de lutte contre le changement climatique : le cas des pays en développement », un partenariat a été établi avec le Laboratoire de Modélisation et d’Optimisation des Systèmes (LAMOS) du département de mathématiques de l’Université de Bejaia en Algérie. En prolongement à ce projet, il a été mis en place un groupe de travail impliquant des membres du LAMOS, Mohamed Saïd Radjef et Djamil Aissani, autour de l’outil théorie des jeux et, plus particulièrement, autour du concept d’équilibre Berge.


Chercheurs : Tarik Tazdait, Naceur Chaabane, Christophe Cassen


Tunisie


T. Tazdaït et N. Chaabane sont membres depuis 2006 du comité scientifique et co-organisateurs avec M. Labidi (Professeur, Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Mahdia, Université de Monastir) des Journées d’Economie Financière de Tunisie. N. Chaabane participe depuis mai 2015 à un projet coordonné par S. Amous (Apex-Conseil) visant le montage d’études préparatoires et de programmes, plus particulièrement dans les pays de la région méditerranée (MENA). Ces études et programmes se focaliseront sur des actions concrètes de renforcement des capacités, ainsi que sur le montage de projets NAMA (National Appropriate Mitigation Actions) et NMM (New Market Mechanisms). T. Tazdaït, Ph. Quirion, Ch. Cassen et N. Chaabane participent, dans le cadre du programme Utique 2016 de coopération inter-universitaire franco-tunisienne au projet "Négociations climatiques : l’influence du cadre institutionnel sur la coopération internationale". Ce projet, développé en collaboration avec le Laboratoire de Recherche Opérationnelle, de Décision et de Contrôle de Processus (LARODEC) de l’ISG de Tunis, vise à revenir sur les dimensions institutionnelles des négociations sur le changement climatique et leurs impacts sur la faisabilité d’un accord.


Chercheurs : Tarik Tazdait, Naceur Chaabane, Christophe Cassen, Philippe Quirion

Arabie Saoudite


L’économie de l’Arabie Saoudite est assise sur l’exploitation d’une rente fossile qui a garanti, depuis les origines du pays, un fort excédent commercial et un équilibre des finances publiques à des niveaux d’intervention élevés. Ces interventions ont financé une politique sociale étendue, se traduisant notamment par l’administration massive des prix. Plus récemment, elles ont aussi soutenu une politique industrielle de diversification en faveur de secteurs à forte intensité énergétique tels la pétrochimie ou la sidérurgie.


Une transition mondiale vers un futur bas carbone prendrait un tel mode de croissance en tenaille, en s’attaquant à la fois à ses ressources, à ses choix d’activité (soumis à contrainte carbone par la pression internationale) ainsi qu’à ses débouchés. Les arbitrages budgétaires requis par un tarissement de la rente fossile constitueraient en outre un défi social majeur, comme en témoignent les ajustements ayant suivi l’effondrement des cours en début d’année 2016.


L’objet de la mise en œuvre d’un modèle IMACLIM de l’Arabie Saoudite est d’articuler ces différents enjeux dans le cadre structuré d’une double comptabilité en flux monétaires et énergétiques, afin d’établir un diagnostic précis des menaces qui pèsent sur le développement saoudien, et d’étudier la possibilité de voies de transition viables axées sur un changement structurel maîtrisé.


Chercheurs : Frédéric Ghersi

Comores


Ce travail de thèse consiste à l’étude de la « Réconciliation des enjeux de conservation de la biodiversité et de développement : Analyse des perceptions de la mise en place d’une aire protégée dans la forêt du Karthala aux Comores ». Cette thèse aborde les questions des enjeux de conservation de la biodiversité et de développement social, d’un cas particulier celui du Karthala aux Comores, en se référant sur un cadre d’un contexte global de la politique mondiale de l’environnement. L’objectif principal de cette thèse est d’analyser les perceptions de la création d’une aire protégée dans la forêt du Karthala, en suivant le processus de sa mise en place, pour comprendre les logiques des acteurs, les actions et rétroactions entre société et nature. Afin de mieux appréhender cette problématique, une approche axée sur l’étude des représentations des éléments des écosystèmes de cette forêt par les acteurs locaux a été choisie pour analyser les enjeux de la conservation de la biodiversité et du développement dans ce site. Cette approche nécessite l’utilisation des outils méthodologiques tels que les SIG, des cartes cognitives, des questionnaires, l’analyse des discours, et l’étude de l’identité environnementale « l’expérience de nature ». Ces outils permettent de mobiliser les représentations qu’ont les acteurs locaux selon leurs logiques et leur vision à travers les perceptions de la nature. Ceci permettra d’analyser la dynamique société-nature ainsi que les effets des actions et rétroaction de cette dynamique. Et donc d’évaluer à travers ces perceptions l’efficacité et la performance de la politique nationale de conservation et de développement.


Doctorants : Abdou Soilihi

Afrique de l’ouest et centrale


Le CIRED mène des travaux sur le lien entre climat et agriculture en Afrique de l’Ouest et centrale. Des recherches portent sur différents moyens de gérer les risques liés à la variabilité climatique, dont le warrantage, les assurances basées sur des indices météorologiques et les prévisions saisonnières. Ces travaux comprennent des essais randomisés contrôlés, de l’économie expérimentale et de l’économétrie des séries temporelles.


D’autres recherches portent sur l’impact du climat sur les rendements, dont une méta-analyse des études existantes, une étude portant sur le mil et le sorgho et d’autres sur le coton. Des travaux en cours, plus méthodologiques, sont consacrés à l’approche dite ricardienne [1] qui utilise des régressions en coupe instantanée pour évaluer l’impact économique du changement climatique, et à ses limites.


Ces travaux sont menés en collaboration avec d’autres économistes, des agronomes et des climatologues, principalement en France (LOCEAN-IPSL), au Niger (Agrhymet) et au Sénégal (ISRA, CIRAD).


Chercheurs : Philippe Quirion

Doctorants : Fabrice Ochou


[1Mendelsohn, R., Nordhaus, W. D., & Shaw, D. (1994). The impact of global warming on agriculture : a Ricardian analysis. The American Economic Review, 753-771.