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Impact sectoriel et politique climatique


Le but de ce programme de recherche est de développer un outil qui intègre suffisamment de détails sectoriels pour mener des études sur les problèmes de compétitivité et d’efficacité environnementale d’une politique climatique.


Dans un contexte de mondialisation, les conséquences de contraintes environnementales asymétriques sur la compétitivité des industries – en particulier celles à forte consommation d’énergie et exposées au commerce international (EITE)-, et sur les fuites de carbone sont des préoccupations qui reviennent souvent dans le débat. Bien que la valeur ajoutée des industries intensive en énergie représente une petite fraction du PIB des pays industrialisés, leur production reste hautement stratégique et le pouvoir des lobbies industriels s’avère souvent décisif dans toutes tentatives de mise en place de mesures environnementales ambitieuses.


Si les modèles d’équilibre partiel apportent un détail important sur certains secteurs clés (comme les secteurs du ciment et de l’acier), et utilisent des informations empiriques pertinentes pour analyser les contraintes de compétitivité spécifiques à ces secteurs, les modèles d’équilibre général décrivent parfois une économie trop agrégée pour intégrer une hétérogénéité des comportements qui soit pertinente.
En s’appuyant sur la procédure d’hybridation de données IMACLIM, nous cherchons à isoler certains secteurs de leurs agrégats initiaux tout en intégrant des données physiques. Cela représente une double opportunité : (i) aller au-delà des techniques de désagrégation précédentes basées uniquement sur des données économiques, (ii) calibrer notre modèle sur une granularité sectorielle suffisamment pertinente pour évaluer les impacts sectoriels d’une politique carbone.


Cette granularité permet d’établir un dialogue avec les différents agents économiques, et ce à différentes échelles : d’un niveau macro (impacts sur l’emploi, dette, etc.) à un niveau plus précis (représentant des différents secteurs industriels). Il est ensuite possible de clarifier, secteur par secteur, les valeurs données à certains paramètres controversés (élasticité du commerce extérieur, courbe salaire-chômage) de la modélisation IMACLIM, mais essentiels dans la teneur des résultats macroéconomiques et sectoriels d’une analyse de la politique climatique.
En fin de compte, nous pouvons mieux détecter la nature des mécanismes en jeu, et, mieux comprendre les enjeux de la compétitivité tout en donnant un aperçu des effets distributifs de la politique environnementale comme la taxe unilatérale sur le carbone.


Jusqu’à présent, ces problématiques sont soulevées en utilisant le modèle IMACLIM-pays, appliqué au cas français, mais elles demeurent pour toutes les économies.


Contacts :
Gaëlle Le Treut : letreut(at)centre-cired.fr
Jean-Charles Hourcade : hourcade@centre-cired.fr


Références
- Le Treut G, Combet E., 2017. Climate policy design and the competitiveness of the French industry : A Computable General Equilibrium Analysis, Les cahiers de la chaire, Working Paper N°2016–06–24