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IMACLIM-Pays

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

La version IMACLIM-Pays


L’approche IMACLIM-Pays a vu le jour dans une version France. Ces dernières années, des versions nationales ont été développées pour des économies émergentes : le Brésil et l’Afrique du Sud. Plus récemment, des partenariats avec des centres de recherche internationaux ont permis d’entamer le développement de nouvelles versions, notamment sur l’Inde, l’Arabie saoudite, la Chine et l’Argentine. Le cœur de chaque modèle-pays est similaire. Les équations comportementales et comptables sont comparables bien qu’elles incorporent certaines particularités propres à l’économie du pays, à l’étude et aux questions de recherche ayant motivé le développement du modèle (focus sur la compétitivité, les problèmes d’équité, les enjeux du marché du travail, etc.) et à l’horizon temporel auquel les projections sont effectuées.


- L’approche IMACLIM-Pays

- La plateforme IMACLIM-Pays

- Résolution statique ou récursive

- Modèle et description complète

- Réseau IMACLIM et projets


L’approche IMACLIM-Pays



La modélisation IMACLIM-Pays appartient à la classe des modèles d’équilibre général calculable (MEGC) en économie ouverte basés sur la représentation de marchés walrasiens de biens et services sous contrainte de balance comptable des emplois et des ressources. En outre, IMACLIM est calibré sur un système de comptabilité et des matrices Entrées-Sorties hybrides basés sur une description duale de l’économie en flux monétaires d’une part et en flux physiques d’autre part, reliés par un système de prix cohérent.
La modélisation des arbitrages des choix de consommation et de production dans IMACLIM s’écarte du paradigme néoclassique : (1) elle est spécifiquement conçue pour permettre un dialogue avec des expertises techniques notamment dans le domaine de l’énergie, en vue de représenter les inerties, les discontinuités et les effets de seuil qui échappent aux fonctions standards de production et d’utilité ; (2) elle projette des états futurs de l’économie qui ne sont pas nécessairement localisés sur des trajectoires de croissance équilibrée mais potentiellement caractérisés par une sous-utilisation des facteurs de production (chômage) et des imperfections de marchés.


Le modèle est calibré sur une matrice de comptabilité sociale combinant un tableau entrées-sorties (TES) et un tableau économique d’ensemble (TEE) synthétisant les transactions entre les secteurs institutionnels (entreprises, administrations publiques, ménages – pouvant être désagrégées en plusieurs catégories de revenu, et le reste du monde).

Le modèle (1) suit le principe d’Arrow-Debreu avec une description duale des biens et services de l’économie, en valeur et en volume, (2) résout l’équilibre de marché walrasien des biens et services, et (3) assure les identités comptables associées aux échanges des biens et services, et aux transactions entre agents institutionnels.
Les flux de revenu associés aux marchés de biens et services permettent la rémunération des facteurs de productions et les paiements nets au reste du monde. Suivent ensuite une série de transferts, pilotés par l’administration publique, entre les agents institutionnels : paiement des cotisations et taxes (cotisations sur la masse salariale, taxe sur la valeur ajoutée, droits d’accises sur les produits énergétiques, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, etc.) et transferts sociaux (allocations chômage, retraites, etc.).
Une fois qu’ils ont fait leurs choix de consommation et d’investissement, les agents prêtent ou empruntent sur les marchés financiers selon que leur épargne nette est positive ou négative. Ceci affecte leur position financière et les flux de revenus associés (service de la dette vs revenus du capital).
La croissance de la population active et les taux d’épargne et d’investissement sont exogènes. Le progrès technique est également exogène dans le modèle (par évolution exogène des productivités des facteurs – dont amélioration autonome de l’efficacité énergétique) et le modèle peut s’adapter à différents types de progrès technique exogène, dont les hypothèses de Harrod, Hicks ou Solow.


La plateforme IMACLIM-Pays



Le cœur du modèle étant similaire pour chaque pays, un outil unique fournit une architecture commune à toutes les versions nationales : la plateforme IMACLIM-Pays.
Les versions nationales se différencient principalement par les données des comptes économiques et physiques qui alimentent la plateforme. Elles peuvent aussi se distinguer par des conceptions et représentations spécifiques du fonctionnement de l’économie traduisant diverses croyances ou visions, mais aussi par des règles de clôture macroéconomique différentes. La modularité de la plateforme permet le fonctionnement du modèle (hybridation des données, calibrage et résolution) à différents niveaux de désagrégation des secteurs économiques et des classes de ménages, avec pour limite la granularité des données initiales de chaque pays.


Résolution statique ou récursive



Le modèle IMACLIM dans sa version nationale est conçu pour produire des simulations contrefactuelles pour une année donnée, ou des projections futures en modélisant une croissance économique. Il a été initialement dédié à des analyses contrefactuelles, et, est maintenant principalement utilisé pour l’étude de projections énergie/économie en un seul pas de temps. Grâce à différent jeux de paramétrage et de politiques, des projections alternatives sont produites, et comparées entre elles en tant que simulations contrefactuelles. La transition induite par les politiques est permise après une série d’ajustements techniques et économiques dont la durée et la portée sont intégrées dans les fonctions de comportements retenues, pour l’horizon temporel considéré. Le processus de transition lui-même n’est cependant pas décrit, mais il est supposé être suffisamment doux pour empêcher des équilibres multiples, des effets d’hystérésis, etc.

IMACLIM-Country resolution


Une version dynamique-récursive d’IMACLIM-France a été développée. L’intégration à la plateforme commune IMACLIM-Pays de cette modalité de mise en œuvre est en cours de développement, afin qu’elle soit disponible pour toutes les études nationales.


Modèle et description complète



Par souci de transparence et de reproductibilité, le code de la plateforme IMACLIM-Pays est hébergé sur Github en accès libre. Cela permet aussi de rendre l’outil collaboratif entre les différents partenaires.
Lien vers la plateforme en ligne de modélisation

Une première version du code de la plateforme IMACLIM-Pays, s’appuyant sur le cas de la France a été publiée :
IMACLIM-Country platform : a first release based on the French case

La documentation complète du modèle sera bientôt disponible en ligne.


Réseau IMACLIM et projets



IMACLIM-Pays est au centre d’un réseau international de recherche partageant les mêmes méthodologies. Ce réseau regroupe les utilisateurs de modèles IMACLIM ainsi que des équipes partenaires impliquées dans des efforts similaires de modélisation hybride.


Pour plus d’informations sur le réseau, rendez-vous sur la page web du réseau IMACLIM.


Pour plus d’informations sur les projets s’appuyant sur les IMACLIM-Pays, rendez-vous sur la page web Projet de recherche et Expertise.