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Changement climatique et stratégies de développement

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

Atténuation des changements climatiques


Les recherches menées au CIRED sur l’atténuation des changements climatiques visent à analyser ex-post des politiques d’atténuation mises en œuvre (marché européen de quotas d’émission, soutien aux énergies renouvelables, à la maîtrise de la demande d’énergie, aux technologies de capture et stockage géologique du dioxyde de carbone …), ou à évaluer ex-ante des politiques annoncées ou envisagées (architecture climatique internationale, réformes fiscales « vertes » …). L’objectif est d’étudier l’efficacité de ces politiques, leurs coûts, leur articulation avec d’autres objectifs de développement (croissance, emploi, équité…) ainsi que les enjeux sociétaux et controverses qu’elles soulèvent.


Ces recherches s’articulent à différentes échelles depuis l’échelle de la commune ou de la ville, jusqu’à celle du monde, en passant par l’échelon national ou régional. Certaines recherches sont focalisées sur des secteurs, en particulier le secteur énergétique, le secteur résidentiel et le secteur agricole, d’autres au contraire analysent les interactions entre secteurs et les enjeux macroéconomiques. Les méthodes d’analyse mobilisées recouvrent des analyses microéconomiques, de la modélisation prospective, et des approches qualitatives institutionnalistes ou sociologiques.


Ces recherches contribuent, notamment, aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Par exemple, 3 chercheurs du Cired ont fait partie des auteurs du rapport du groupe III sur l’atténuation du 5ème rapport d’évaluation du GIEC.


Chercheurs : Ruben Bibas, Thierry Brunelle, Christophe Cassen, Béatrice Cointe, Emmanuel Combet, Patrice Dumas, Eoin O’Broin, Dominique Finon, Frédéric Ghersi, Louis-Gaëtan Giraudet, Céline Guivarch, Minh Ha-Duong, Meriem Hamdi-Cherif, Jean-Charles Hourcade, Aurélie Mejean, Alain Nadaï, Philippe Quirion et Vincent Viguié


Doctorants : Audrey Berry, William Dang, Simona De Lauretis, Laurent Faucheux, Gaëlle Le Treut, Florian Leblanc, Julien Lefèvre, Elsa Mosseri, Hoang Anh Nguyen-Trinh, Quentin Perrier, Rémi Prudhomme, Aurélien Saussay, Jules Schers, Manon Solignac et Juan Fernando Vera


Adaptation face aux changements climatiques


L’augmentation continue des espaces urbanisés dans le monde pose d’importants défis en ce qui concerne le développement durable, notamment à cause de l’artificialisation des sols et des pertes d’habitat pour de nombreuses espèces.


Cependant, la manière dont les villes sont aménagées et se développent ainsi que les modes de vie des habitants jouent un rôle clef dans ces impacts, et des choix adéquats peuvent permettre de limiter ceux-ci. Un développement urbain prenant en compte les écosystèmes peut également avoir de nombreux co-bénéfices positifs, en termes de qualité de vie, en termes de création d’activités économiques, mais aussi en termes de résilience face aux impacts du changement climatique (inondations, canicules etc.).


Les recherches effectuées au CIRED sur ce thème visent à mieux comprendre ces enjeux et ces interactions, et, surtout, à contribuer à créer des solutions d’aménagement et d’organisation urbaines innovantes.


Chercheurs : Patrice Dumas, Philippe Quirion, Franck Lecocq et Vincent Viguié


Négociations climatiques et enjeux institutionnels


La question de la négociation climat est abordée au CIRED dans le cadre de travaux empiriques et théoriques, mêlant économie politique, analyse historique et institutionnelle, sociologie des pratiques scientifiques, modélisation et théorie des jeux. Ces travaux se déclinent selon quatre axes :


  • L’analyse des conditions de réciprocité dans les accords environnementaux internationaux en explicitant les différentes formes qu’un accord est susceptible de prendre. Il s’agit de déterminer les conditions sous lesquelles il est dans l’intérêt des pays concernés de privilégier un comportement réciproque plutôt que de s’exprimer selon leur propre intérêt. Cela revient à envisager une comparaison entre une logique (de comportement) en Berge, une logique en Nash et une logique en termes de préférences sociales.
  • L’étude des interactions entre incertitude et accords environnementaux internationaux autour du risque d’inaction des Parties. Cette question est traitée à la fois sous un angle théorique, et sous un angle empirique, notamment par le repérage des « clubs d’opinion » dans la négociation climat au sein du modèle RESPONSE.
  • Un retour sur l’économie politique de la négociation, fondé sur l’expérience de l’équipe dans le cadre des négociations climat. Il s’agit ici d’explorer les « dépendances au sentier institutionnel » du processus des négociations climat depuis Rio et les conditions de mise en œuvre de l’Accord de Paris, en particulier autour des enjeux de la finance climat.
  • L’analyse des conditions et pratiques d’utilisation des modèles comme outils de négociation. Ce nouvel axe observe à la fois la structuration de la communauté des modèles technico-économiques et intégrés, la fabrication des modèles et des scénarios, et la manière dont cette communauté construit son discours sur la base de ses outils et en fonction de l’agenda des négociations climat.


Chercheurs : Jean-Charles Hourcade, Tarik Tazdait, Aurélie Mejean, Alain Nadaï et Christophe Cassen