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Biodiversité, écosystèmes et capital naturel

publié le , mis à jour le

Développement et conservation des écosystèmes


La question des liens entre développement et conservation des écosystèmes peut être abordée de différentes manières.


D’un point de vue théorique cela pose la question des formes alternatives de développement et des niveaux de substituabilité entre différents types de capitaux (durabilité forte VS durabilité faible).


Du point de vue empirique il est nécessaire de disposer d’indicateurs historiques de suivi des interactions entre enjeux de développement et enjeux de conservation pour comprendre comment ces derniers peuvent être liés (pour l’alimentation, l’accès à l’eau, le maintien de services écosystémiques).


Du point de vue de l’aide à la décision il semble intéressant de proposer des outils prospectifs permettant d’évaluer les évolutions probables de ces dynamiques au regard de différents scénarios concernant les usages des sols, les pratiques agricoles, les évolutions réglementaires, des formes de demande ou d’offre.


L’usage d’indicateurs et de modèles permettant de renseigner sur les arbitrages à réaliser entre développement et conservation à l’échelle locale, nationale ou mondiale est donc essentiel.


Il est aussi essentiel de s’intéresser à l’évolution des formes techniques, organisationnelles et institutionnelles qui structurent les interactions entre les enjeux de conservation et de développement en vue d’évaluer les formes de durabilités dont elles sont le support.


Checheurs : Catherine Boemare, Thierry Brunelle, Bruno Dorin, Patrice Dumas, Harold Levrel
Doctorants : Rémi Prudhomme, Abdou Soihili, Améline Vallet.
Post-doctorant : Elsa Mosseri


Évaluation des services écosystémiques


Le concept de Services Ecosystémiques (SE) a pris de l’importance au fil des vingt années passées et tout particulièrement depuis le Millenium Ecosystem Assessment (MEA) publié en 2005. Ce concept vise à mieux comprendre les interdépendances qui existent entre les dynamiques de développement et les enjeux de conservation en décrivant la diversité des bénéfices directs et indirects que les êtres humains retirent du bon fonctionnement des écosystèmes. Notre postulat est que la notion de SE peut fournir un « langage commun » entre disciplines mais aussi entre usagers des écosystèmes, en vue d’améliorer les processus de négociations dans plusieurs cadres décisionnels : planification spatiale et aménagement des territoires, études d’impacts et mesures compensatoires, mise en place d’outils incitatifs (paiement pour services environnementaux), développement d’une comptabilité environnementale. La description des services écosystémiques est envisagée à partir de divers types d’indicateurs (biophysiques, monétaires, d’accès, etc.) en vue de refléter la diversité des systèmes de valeurs existant autour de cette notion.


L’évaluation des SE est abordée à partir d’une approche interdisciplinaire mobilisant plusieurs outils de modélisation – souvent spatialement explicites – sont mobilisés pour quantifier les SE : InVEST, Nexus LandUse, Habitat Equivalency Analysis, SWAT, TESSA. Des terrains sont menés en France et dans les pays du Sud.


Chercheurs : Catherine Boemare, Harold Levrel, Vincent Viguié
Doctorants : Améline Vallet
Post-doctorant : Elsa Mosseri


Politiques de protection de la biodiversité


Les politiques de protection de la biodiversité ont été fortement renforcées depuis une vingtaine d’années. Création de parc et de réserves naturelles, démarches participatives autour de la gestion des écosystèmes, adoption de directives européennes et de lois environnementales, élaborations d’une fiscalité verte et de mécanismes incitatifs tels que les paiements pour services environnementaux, mise en place de mécanismes de compensations pour les impacts environnementaux.


Au sein du CIRED, l’ensemble de ces thèmes est abordé en cherchant à : comprendre l’origine de ces outils et leur sous-bassement théorique ; comparer l’efficacité écologique et l’efficience économique de ces outils pour la protection de la biodiversité ; évaluer l’acceptabilité sociale de ces outils, leur opérationnalité et leur reproductibilité à différentes échelles.


Un axe de travail privilégié est l’analyse des complémentarités institutionnelles qui peuvent exister entre les outils de natures réglementaire, incitative et communautaire conduisant à faire émerger des outils hybrides adaptés aux enjeux spécifiques de la protection de la biodiversité.


Chercheurs : Catherine Boemare, Harold Levrel
Doctorants : Rémi Prudhomme, Abdou Soihili
Post-doctorant : Elsa Mosseri