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Asie

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

Chine


Comprendre les impacts des politiques climatiques en Chine ainsi que leurs dynamiques sous-jacentes est crucial dans le cadre de la gouvernance climatique internationale. Des travaux menés au CIRED contribuent à ce débat en tentant d’analyser les coûts et opportunités d’une transition vers une économie bas-carbone en Chine, dans un contexte où l’on prend en compte les frictions et les limites à la flexibilité des ajustements économiques, dimensions souvent négligées dans les études existantes (cf. thèse de Meriem Hamdi-Cherif).


Des évaluations des coûts macro-économiques de la mise en place de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Chine sont effectuées. Ces évaluations sont faites à partir d’un modèle d’équilibre général calculable prenant en compte des mécanismes de « second-rang » et fournissant des analyses des interactions économie-énergie-environnement (IMACLIM-R). Cette architecture de modélisation permet d’exhiber certains importants mécanismes en jeu lorsque des politiques d’atténuation contraignantes sont mises en place et de révéler des leviers qui pourraient être activés afin d’amoindrir les coûts de l’atténuation. Les analyses effectuées permettent de démontrer qu’au-delà du prix du carbone, les coûts des politiques climatiques dépendent fondamentalement du séquençage de politiques complémentaires, avec un rôle crucial des mesures « bottom-up » susceptibles de compléter le prix du carbone. Les travaux menés défendent l’idée qu’un futur durable en Chine nécessite la mise en place de mesures locales aptes à (i) fournir les bons signaux, autres que les prix courants du marché, pour les investissements de long-terme ainsi qu’à (ii) intégrer des mesures sectorielles qui agissent de façon complémentaire aux signaux prix.


En outre, il est à noter qu’afin de pouvoir analyser plus en profondeur la transition bas-carbone en Chine dans toute sa complexité socio-économique, un projet de développement d’une « version Chine » du modèle IMACLIM est en cours, en collaboration avec l’université de Tsinghua.


Chercheurs : Meriem Hamdi-Cherif



Inde


La République fédérale indienne (27 Etats et 7 Territoires), plus grande démocratie du monde en nombre d’habitants, concentre 18% de l’humanité sur moins de 4% des terres agricoles en 2015. Sa population devrait dépasser celle de la Chine d’ici 2025. Ses enjeux de développement et d’environnement sont considérables. Ils préfigurent ceux de l’Afrique en devenir, interrogent le chemin de croissance mondiale, encouragent aussi de radicales innovations technologiques et institutionnelles. Pour l’heure, malgré la forte croissance du PIB depuis 20 ans (près de 7% par an) et une multiplication du nombre de millionnaires, la pauvreté extrême perdure à grande échelle, les inégalités s’accroissent, et les pressions sur les ressources naturelles sont plus que jamais exacerbées (énergie, eau, sols, air, climat, biodiversité…).


Les travaux du Cired sur l’Inde se concentrent sur deux thématiques :

  • Energie et climat (Mathy et al., 2001 ; Mathy et Guivarch, 2010 ; Guivarch et Mathy, 2012)
  • Productivités de la terre et du travail agricole (Dorin et al., 2001 ; Dorin, 2001 ; Dorin et Jullien, 2004 ; Dorin et Landy, 2009 ; Dorin, Hourcade, et al., 2013 ; Dorin et Aubron, 2016)


Chercheurs : Bruno Dorin (détaché depuis 2014 au CSH-Delhi), Céline Guivarch, Jean-Charles Hourcade



Vietnam


[Content in progress]


Chercheurs : Minh Ha-Duong, Hoang Anh Nguyen-Trinh