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Analyses microéconomiques

par Arancha Sánchez - publié le , mis à jour le

Théorie des jeux


L’objectif est d’envisager des travaux théoriques et empiriques selon trois enjeux :


1) les négociations internationales,
2) les biens publics globaux, et
3) le rôle de l’incertitude. Il s’agit :

  • de nous appuyer sur les développements récents des expériences en laboratoire touchant à la question de la réciprocité dans les négociations environnementales internationales. L’idée que ces situations peuvent être formalisées sous l’angle situationnel, c’est-à-dire une approche où les agents choisissent une règle de comportement (entre la règle de Nash et la règle de Berge) avant de choisir leur stratégie, sera notamment privilégiée.
  • Nous nous proposons de déterminer les conditions sous lesquelles le comportement en Berge est préféré à celui en Nash au cours des négociations environnementales. La prise en compte de l’incertitude dans ces négociations sera également envisagée, aussi bien d’un point de vue théorique qu’empirique (par la réalisation d’expériences).
  • Dans le prolongement de Colman et al. (2011) et de Nessah et Larbani (2014), nous nous attacherons à caractériser les propriétés de l’équilibre de Berge afin d’en proposer des raffinements. Ce travail conceptuel est d’autant plus nécessaire que l’on sait peu de choses de ce concept d’équilibre.


Chercheurs : Tarik Tazdait


Autres méthodes microéconomiques


Hormis la théorie des jeux, les principales méthodes microéconomiques utilisées au CIRED sont les suivantes :

  • Modèles avec incertitude à la Weitzman [1], appliqués au choix des politiques de protection de l’environnement (taxe, marché de quotas…) ou de développement des énergies renouvelables (tarifs d’achat, prime, marchés de certificats verts…).
  • Modèles avec asymétrie d’information pour étudier le marché de la rénovation thermique des bâtiments et les politiques visant à développer celle-ci : taxes, subventions, réglementations, garantie de performance énergétique…
  • Modèles d’économie urbaine appliqués à de nombreuses agglomérations, afin d’étudier des politiques d’aménagement du territoire, d’atténuation du changement climatique et de réduction de la vulnérabilité (vagues de chaleur, inondations…)
  • Modèles d’économie géographique à la Krugman [2] avec mobilité des firmes et de la population, combinés à des modèles d’économie urbaine afin d’étudier l’articulation entre ces différentes échelles.
  • Modèles de simulation ou d’optimisation inter-temporelle du secteur électrique permettant en particulier d’étudier comment un prix du carbone joue sur la substitution entre technologies (fossiles avec ou sans capture-stockage du CO2, nucléaire et renouvelables).
  • Approches institutionnelles appliquées à différentes interventions publiques dans le secteur électrique, la préservation de la biodiversité ou la gestion de l’eau.


Chercheurs : Philippe Quirion



[1Prices vs. quantities. Review of Economic Studies, 477-491 (1974).

[2Geography and Trade. MIT Press