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Séminaire des doctorants du CIRED

par Estelle Carciofi - publié le , mis à jour le

Résumés

9h30-10h15 : Basile Pfeiffer Impact of a Greenbelt policy on informal dwellings : a prospective study on Cape Town, South Africa (rapport : Céline Guivarch)


We study the impact of an urban growth boundary policy in Cape Town, using NEDUM, a prospective landuse and transport interaction model. Our model explicitly models several income groups and housing types, including informal dwellings. By 2040, we show that a growth boundary policy may increase housing prices by 6.8% and the number of households living in informal settlements by 12.3%. We highlight the fact that this policy disproportionally harms the low-income households (but not the very low-), as it prevents them from entering the private formal market. The urban growth boundary remains an effective tool to mitigate urban expansion.


10h15-11h : Matthias Rocher Constraints on biomass energy deployment in mitigation pathways : the case of water scarcity (rapport : Thierry Brunelle)


To limit global warming to well below 2 degrees Celsius most of the IPCC-WGIII future stringent mitigation pathways feature a massive global-scale deployment of negative emissions technologies (NETs) before the end of the century. The global-scale deployment of NETs like Biomass Energy with Carbon Capture and Storage (BECCS) can be hampered by climate constraints that are not taken into account by Integrated Assessment Models used to produce those pathways. Among the various climate constraints, water scarcity appears as a potential bottleneck for future land-based mitigation strategies and remains largely unexplored. Here, we assess climate constraints relative to water scarcity in response to the global deployment of BECCS. To this end, we confront results from an Earth system model (ESM) and an Integrated assessment model (IAM) under an array of 25 stringent mitigation pathways. These pathways are compatible with the Paris Agreement long term temperature goal and with cumulative carbon emissions ranging from 230 Pg C and 300 Pg C from January 1st onwards. We show that all stylized mitigation pathways studied in this work limit warming below 2°C or even 1.5°C by 2100 but all exhibit a temperature overshoot exceeding 2°C after 2050. According to the IAM, a subset of 17 emission pathways are feasible when evaluated in terms of socio-economic and technological constraints. The ESM however shows that water scarcity would limit the deployment of BECCS in all the mitigation pathways assessed in this work. Our findings suggest that the evolution of the water resources under climate change can exert a significant constraint on BECCS deployment before 2050. In 2100, the BECCS water needs could represent more than 30% of the total precipitation in several regions like Europe or Asia.


11h30-12h15 : Salaheddine Soummane The mid-term impact of ambitious global climate action on Saudi Arabia (rapport : Julien Lefèvre)


We analyse the mid-term macroeconomic impacts of a global low-carbon scenario on Saudi Arabia. We lean on implementation of a recursive dynamic CGE model that has for salient features, to build on an original dataset reconciling national accounting and energy balance data ; and to acknowledge the statistical correlation between the real effective exchange rate and the trade balance of Saudi Arabia since the pegging of its currency to the dollar in 1986. Our modelling assesses the costs of a global shift from the New Policy Scenario baseline of the IEA to its 450 scenario at 1.0% to 1.8% of real Saudi GDP and at 1.1% to 2.1% of Saudi employment in 2032. This is under condition that decreased Saudi savings partially offset oil market losses to maintain the Saudi investment ratio at identical levels in both scenarios. We comment on the public budget issues attached to this lesser reserve accumulation.


12h15-13h : Jonas Kaesler Un problème européen de première importance - Pollution industrielle et l’émergence des protestations sarroises dans la région transfrontalière franco-allemande, 1957-1959 (rapport : Alain Nadaï)


L’analyse et l’évaluation des évolutions écologiques depuis le grand bouleversement des années 70 intéressent encore aujourd’hui les chercheurs en histoire environnementale. La question de la situation historique des mouvements de revendication environnementale qui ont émergé dans les années 70 revient toujours au centre des travaux scientifiques. Tandis que les générations plus anciennes d’historiens parlaient volontiers d’une " période de latence " qui aurait précédé les années 70, cette perspective a largement été remise en question par des travaux plus récents. Néanmoins, force est de constater que toutes les évolutions et ruptures qu’ont connues le XIXe et le XXe siècle sur le plan environnemental sont encore loin d’avoir trouvé leur place au sein de l’historiographie. Malgré l’existence de travaux pertinents en histoire environnementale sur les premières protestations environnementales, on relève que, contrairement aux mouvements environnementaux " mondialisés " des années 70 et 80, d’importantes lacunes persistent sur l’étude des interdépendances et imbrications ayant marqué l’histoire des débuts de l’engagement environnemental. Au centre de ma thèse se trouve le débat qui a émergé dans la zone transfrontalière Sarre-Lorraine en raison de la pollution persistante causée par les Houillères du Bassin de Lorraine (H.B.L.) au milieu des années 50 du vingtième siècle. C’est en Sarre qu’apparurent les premières contestations, sans que celle-ci ne provoquent pour autant de réaction semblable de la part des acteurs lorrains et français. Ainsi, tandis que les protestations des premières années semblaient être l’expression d’une colère assez unilatérale, les années 60 virent la constitution de différentes initiatives transfrontalières critiquant, sur le plan local et transnational, la pollution de l’atmosphère et des fleuves transfrontaliers par l’H.B.L. La dimension transnationale de la question environnementale, confirmée par l’interdépendance sociale, politique et surtout économique de la Lorraine et de la Sarre, occupe selon moi une place déterminante dans la présente étude de cas. Pendant des années, les cours d’eau, pollués par l’industrie française du charbon, ont traversé sans la moindre décontamination les territoires lorrain, sarrois, allemand et au final européen. Nous nous trouvons par conséquent confrontés à un cas transrégional dans son contexte local, qui est aussi un cas transnational dans son contexte européen. Rarement on a pu constater, en particulier pour ce qui est de l’histoire environnementale, des perspectives transrégionales et transnationales aussi claires, ce qui nous invite à focaliser nos recherches sur la question des imbrications et des différences qui résultent du contexte transnational du débat environnemental sarro-lorrain. La présente contribution se propose d’analyser en détail la phase d’émergence des protestations sarroises. Dans un premier temps, nous montrerons que les protestations environnementales ne peuvent être comprises en dehors de leur contexte historique, social et économique. Ici, le cas sarrois présente à la fois des caractéristiques propres aux " campagnes environnementales pré-écologiques ", aux revendications de politique nationale ainsi qu’à leur propre conscience environnementale. La deuxième partie de l’article questionnera le rôle joué par le contexte transnational de ces protestations environnementales.

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